23/10/2006
Once Upon A Time in Ganymede -- Érasme, tiens-toi prêt, j'arrive
Je viens de revoir la fin de Cowboy Bebop.
Et comme la première fois, j'en ai la chair de poule. Shinichiro Watanabe n'a fait que deux anime (à ma connaissance, mais peut-être plus en fin de compte, je ne sais pas tout, loin de là), mais il a réussi deux perles. Samourai Champloo m'a collée au plafond pendant toute l'année dernière (Hagaren hors compétition, cependant), et Cowboy Bebop me démontre une fois de plus qu'il n'a pas à rougir de la comparaison. Western futuriste sur fond de jazz VS film de samouraï anachronique axé hip-hop ? Égalité, m'sieur.
Je m'étais enthousiasmée pour la fin de Samouraï Champloo, road-moviesque au possible avec deux épisodes finaux offrant un climax insoutenable (vont-ils se faire tuer tous les deux par les méchants ? Vont-ils se tuer l'un l'autre en s'affrontant enfin ? Y aura-t-il des survivants, si oui, qui, combien, où ??), mais comment oublier le final western-spaghettiesque de Cowboy Bebop ? Ah là là là, finalement ça a du bon de ne pas encore connaître d'autres erasmus people avec qui faire la fête tous les soirs : ça permet de réviser ses classiques.
Cela dit, là c'est pas tout à fait vrai : il faut en effet que j'aille me préparer pour aller chez Peter le Belge flamand, pour une petite soirée de derrière les fagots. Ouf, il était temps : je vais enfin connaître la débauche erasmusienne^^
See you, space cowboy...
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21/10/2006
J'ai le coeur grenadine...
Une petite note nostalgique ce samedi. Attention, pas de vague à l'âme comme la dernière fois, non, juste une petite bouffée de mélancolie nostalgique.
Je voudrais aller à La Gourre.
La Gourre, pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas, c'est MA maison de famille (enfin celle de mes grands-parents). C'est là que toute la famille a passé religieusement, et passe toujours, toutes ses vacances. Imaginez une grande maison, recouverte de vigne vierge, avec des chiens assis, un toit de tuiles rouges moussues, une terrasse en ardoise où il fait bon profiter du soleil en fin d'après-midi, une cour fleurie et calme juste ce qu'il faut pour le petit déjeuner le matin, un grand champ aux arbres multiples et variés... Mais aussi une grande cheminée, qui chauffe une salle aux poutres apparentes, avec sa table autour de laquelle on se retrouve...
C'est la maison des souvenirs... Non, c'est la maison DU souvenir. Les mariages, les baptêmes, les anniversaires... Elle a tout vu. Elle a tout connu. La chambre du haut transformée en dortoir pour accueillir les cousines, les hurlements sauvages à la moindre "bête" qui court sur les murs, les expéditions en vélo pour aller chercher du pain, les soirées "crapettes", Hallowe'en (pardon Loup, j'avoue, mais tu connais... tout est bon à prendre du moment où je peux me déguiser et faire l'œuf), la piscine le matin, les fous rires avec ma grand-mère, les crapettes avec mon grand-père, les balades dans les champs voisins, les coings, les mûres, ces saloperies d'oiseaux qui nous bouffent toutes les cerises avant même qu'on puisse en profiter, les tartes aux reines-claudes, les confitures de Mamina...
Les Noëls, où avant que la maison ne soit tempérée, on dort dans des draps dont on se demande s'ils sont humides ou juste très froids (mais je me couperais un bras plutôt que de renoncer à passer le 24 et le 25 décembre là-bas), les Noëls où l'on se relève parce que quelqu'un a aperçu le Père Noël dans le champ (merci Tonton^^)...
Les étés, où l'on alterne entre chaise longue, piscine et farniente. Où chaque prétexte est bon pour s'offrir un petit apéro le soir, à la fraîche, assis sur la margelle du puits. Les étés où l'on fait chauffer le barbecue pour une côte de bœuf dantesque. Où l'on tond le champ, où l’on fait n’importe quoi avec les tuyaux d’arrosage...
Les petits week-ends, glanés par ci, par là, pour profiter des derniers ou des premiers beaux jours... La fête de la citrouille, Pâques, et j'en passe...
La Toussaint.
La Toussaint, où les jours raccourcissent et où le soleil prend cette couleur dorée de fin d'après-midi que j'aime tant. Il fait beau, assez froid pour allumer un feu dans la cheminée, après avoir trouvé un livre au grenier. On joue à la crapette en buvant de la gnôle du Père Carreau, à 90° "oui mais c'est de la potion magique, c'est pour mieux gagner". On est là, on est bien, ça sent le feu de bois, l’hiver qui approche, les châtaignes qui grillent : c'est la période de l'année que je préfère.
Mais... Finies les vacances de la Toussaint, à l'université ça n'existe pas ! Je ne devrais pas me plaindre, c'est ça de grandir, mais je n'y arrive pas (à ne pas me plaindre, oui, et à grandir aussi). D'où la teinte mélancolique de cette note, qui rassemble par ailleurs furieusement à une rédaction de CM2 du type "décrivez votre maison de famille".
Ben oui, mais que voulez-vous. Je l'aime d’amour cette maison.
21:25 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18/10/2006
Je suis vilaine
Je suis vilaine.
Je me suis fait un certificat médical... sur l'ordonnancier de Papa... et c'est le Docteur D. qui a signé.
Je suis VRAIMENT vilaine. But, as we usually say, "good girls go to Heaven... Bad girls go everywhere"^^
21:32 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09/10/2006
Vicissitudes de la faune transalpine
Vous ne savez pas ce qui m'est arrivé aujourd'hui ???? Après le cours de Storia della Cina, je vais boire un p'tit cappuccino avec Rossella au café de l'Université. Très agréable, soit dit en passant, un vrai coin sympa very fashion, avec écran plats géants diffusant alternativement des clip de MTV et des défilés issus de la fashion week de Milan, ce qui, vous en conviendrez sans peine, n'a que peu de points communs avec le foyer de l'IEP et ses fresques murales ambiance chute du mur de Berlin.
Bref, ne nous éloignons pas cependant. En sortant, j'ouvre mon portable pour quitter le mode silencieux, et là, SPLATCH !
Un gros caca de pigeon.
Sur le clavier. En plein dans le mille. C'est pas possible, il devait m'attendre cet enfoiré.
Vais devoir démonter le téléphone, ça s'est infiltré partout cette merde (c'est le cas de le dire). Si déjà à Pavia les pigeons italiens sont vicieux à ce point, je n'ose penser aux horreurs du même acabit qui doivent se produire sur la place Saint-Marc à Venise.
Mea culpa
Malgré cet incident déplorable, aujourd'hui fut une bonne journée. Alors que vous êtes, j'imagine, déjà en col roulé, avec des écharpes et tout, ici nous jouissons d'un été indien tout à fait surprenant, du moins pour la Parisianno-Lilloise que je suis. 22° cet après-midi, tout le monde en t-shirt, lunettes de soleil, à boire des caffe freddo sur les terrasses en ville. La classe.
Et alors, tandis que je me promenais le long du fleuve jusqu'au pont couvert, avec cette agréable lumière rasante du soleil d'automne, j'ai presque eu un sentiment de regret, voire de honte, par rapport à ce que j'ai écrit samedi. C'est vrai quoi, j'ai quand même une chance inespérée de pouvoir passer un an ici à faire (quasiment) ce que je veux, c'est donc indécent de pleurnicher en disant "je veux rentrer à ma maisooooooooon". Bon, c'est vrai que les premiers jours ont été un peu difficiles, mais maintenant tout va bien, et ce serait trop bête de gâcher cette année en comptant tout les jours sur un calendrier le temps qu'il reste avant le retour. Ça fait pov' petite fifille qui ne sait pas saisir sa chance, et il m'est inimaginable, pour des raisons d'orgueil personnel, de me comporter ainsi !
Alors forza Italia, et carpe diem aussi. Non mais des fois.
19:55 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/10/2006
L'homme invisible - De l'universalité du concept de la Maman
Mon colocataire italien est d'une discrétion de violette. C'est bien simple, je ne l'ai vu que deux fois 1 min depuis qu'il a emménagé mercredi soir. A peine le temps de lui demander son cognome pour mettre sur la boîte aux lettres. Quand je me lève le matin, je l'entends claquer la porte d'entrée et partir, quand je me couche le soir, il n'est pas rentré. Pas trace de lui dans l'appartement, la cuisine est toujours nickel ainsi que la SdB, à croire qu'il n'y a que moi qui en ait l'utilité. Par contre, ce qui est plutôt marrant, ce sont ses étagères de frigo...
Ben oui quoi, vous en connaissez beaucoup, vous, des garçons de 19 ans qui ont : des oeufs, du lait, des beeeeelles petites tranches de jambon, tout pleins de légumes partout (dont des tomates cerises à foison), des beaux yaourts fermiers, etc. Sans oublier du romarin frais et des infusions à la camomille ? DU ROMARIN FRAIS ET DES INFUSIONS A LA CAMOMILLE ?
Moi non. Je ne vous citerai pas ce que je trouvais dans le frigo du Docteur, au début, mais disons que c'était plus conforme à mon image du jeune célibataire, ne vivant plus avec maman.
Bref. Tout ça pour dire que Giambattista a une mama italienne tout ce qu'il y a de plus typique. M'étonnerais pas que dans le congélo il y ait plein de petits tupperware mignons comme des bouh avec des étiquettes dessus^^
Je ne me moque pas, loin de moi cette idée. Disons que c'est juste... Très conforme à mon imagerie italienne (mon imagination, est, vous pouvez le constater, très fertile). Et j'ai omis de vous parler des torrents de larmes qu'elle a versé en signant le contrat de location. "Bouh, mon fils, mon fils unique, qui me quitte pour aller étudier à la viiiiiiiiille". C'était trop mignon. Et moi, je connais une autre maman qui a fondu en larmes quand elle a su que sa fille aînée adorée partait à Lille (1h de Paris en train). A cela, Giambattista a eu une remarque pleine de bon sens, quoiqu'un chouia glaçante : "Maman, seules les mères dont les fils partent à la guerre ont le droit de pleurer !"
De fait, la maman italienne est-elle si caricaturale ? Bien sûr que non. Le concept de la Maman est simplement universel, il va au-delà des frontières. Et comme le disait très justement un autre jeune homme dont le prénom commence également par un G, "on ne peut jamais se rendre compte de l'étendue des sacrifices auxquels nos parents sont prêts pour nous et notre bien-être. Ou peut-être si, le jour où l'on est soi-même parent". Je t'aime ma Maman^^ (Et toi aussi, mon Papounet !!!!)
Bon, sur ce, je vais faire un petit tour de vélo, histoire de profiter du bô temps. Envoyez-moi des mails !! Je m'ennuie de vous.
16:40 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note