11/12/2006
Que la vodka coule à flots !
Samedi dernier je suis allée à Milano, à la Rinascente.
Oui, moi, un samedi, avant Noël.
Du coup, évidemment, au bout d’un moment, le Docteur D. m’a regardée bien en face, et m’a demandée si je faisais la tête ou bien. « Non non, ai-je grogné, c’est juste que j’aime pas les gens ».
Car croyez-moi, de la foule, de la plèbe, du peuple, y’en avait, et pas qu’un peu. eeerk.
Du monde, du monde. Du monde partout. J’ai voulu aller aux toilettes, il y avait 17 dames (j’ai compté) qui faisaient la queue devant moi, et chez les hommes il n’y avait que des urinoirs et des chiottes turques (faut vraiment être le fils à personne pour être Turc). A l’étage des jouets pour enfants, qui jouxte le rayon déco de Nowel, il y avait un happy-hour Power Rangers. Au rayon épicerie fine, tout un bordel de gens qui tergiversaient pour savoir s’il fallait prendre le panettone de 7 ou 10 kg. eeerk.
Heureusement, au rayon hommes, il y avait un stand Absolut Vodka. Et là, j’ai trouvé le remède miracle : après avoir goûté toutes les vodkas aromatisées présentées par une charmante hôtesse, qui devait être nouvelle dans le métier puisqu‘elle servait à discrétion des gobelets remplis à ras bord à tout le monde (poivre, framboise, citron, naturelle, mandarine et je me souviens plus très bien des autres), je me suis sentie nettement mieux.
J’ai donc trouvée la panacée : avant d’aller faire les soldes, de visiter des lieux touristiques pris d’assaut, d’aller à la Préfecture, de me promener le dimanche après-midi dans les rues (surtout en période de l’Avent), hop ! un (plusieurs) petit(s) shot(s) de vodka.
Et ça va tout de suite mieux^^
Maintenant, comment faire comprendre au Docteur D. (et à ma chère Maman également), que non, la vodka ce n'est pas de l'Exomédine en solution buvable/du snobisme ?
17:10 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/12/2006
Typicollogismes, part. 1 - Il caffè
Pas eu beaucoup le temps d'écrire ces derniers temps... Et pourtant il y a eu du neuf.
Finalement, j'ai été plus têtue qu'une vieille mule, et j'ai eu mes vacances de la Toussaint à La Gourre.
Ben oui. J'ai également fait mon premier trajet long en voiture, à savoir 10h d'affilée. Normalement j'avais tablé sur 8 pour faire Pavie-Saint Martin sur Ocre, mais le brouillard milanais m'a fait perdre 2h, à rouler à 50km/h sur autoroute. Même avec feux de brouillard + feux de route + yeux équarquillés à la « lapin mixomatosé » , on n'y voyait goutte, c'était plutôt impressionnant. Drôle d'ambiance. Si un monstre des ténèbres, type Arachnée dans Lord of the Rings, était sorti de l'ombre pour me gober, voiture comprise, je n'aurai pas été vraiment surprise.
Une petite semaine giennoise, donc. ça fait du bien. Puis un court séjour à Paris, et enfin, le chemin inverse.
Ensuite j'ai repris mes petites habitudes d'Italienne d'adoption. Caffè avec Rossella, Giulia, Luigi, Serena, Elisa, Franco, Francesca et les autres, calligraphie chinoise avec Catherine Deneuve (surnom d'Elisa, d'après la seule phrase qu'elle connaît en français), vélo, surveillance du niveau du pot de peanuts butter de Giamba, écoute abusive de Nuvole e Lenzuola, le nouveau single du groupe Negramaro, et j'en passe. J'ai enfin réussi à dresser une liste des différents types de cafés que l'on peut commander, au bar de l'université entre autres, et je vais de ce pas vous en faire profiter:
espresso : la base de tout. L'Alpha et l'Omega de la tradition caféière italienne. Être ou ne pas être un espresso.
ristretto : le piccolo-minuscule café que l'on vous sert, et dans lequel il est difficile de tremper sa tartine du petit déjeuner (© Joël D.). Et oui, ce n'est pas l'exact traduction de notre café serré national. Là, on vous sert une goutte de liquide, mais mamma mia, quelle goutte ! Vous êtes bon pour faire de la tachycardie jusqu'au soir. Très bien avant le cours chiantissime de lingua italiana, le vendredi soir. Très bien aussi sur l'autoroute, c'est toujours plus sain que le Red Bull.
macchiato : un espresso avec une mousse de lait légère et aérienne, (tremper ses lèvres dans un nuage...), comme vous ne réussirez jamais à en faire, même en vous achetant le VRAI pot à lait italien et en bousillant la pression de votre machine à espresso franco-française (ça sent le vécu). Le mardi et le mercredi, remontant essentiel de l'étudiant qui a eu cours de marketing avec Carlo Magni (mais où est-il allé pêcher que TOUS les étudiants savent programmer sur Excel en basic ??)
cappuccino : trop facile. Servi dans une grande tasse (Attention ! Pas un mug, malheureux, ce serait un crime de lèse-café).
marrochino : un petit cappuccino, servi dans une petite tasse cette fois, mais plus grande quand même que celle du macchiato (je vous avais dit que c'était tout un art), avec en prime du cacao dessus. Miam. Carburant essentiel du vendredi avec Rossella, quand Daniele "Longdan" Cologna nous a fait pleurer en parlant (et en écrivant aussi !) chinois trop vite. Peut se servir froid aussi, parait-il, mais je n'ai pas encore poussé le vice jusqu'à essayer.
latte macchiato : servi dans un verre plus ou moins grand, c'est plus ou moins un macchiato, mais la dose de lait y est supérieure au café. Un grand café au lait, en somme.
caffè freddo : café froid et sucré. Ce n'est plus vraiment la saison, mais ce que c'est bon... A Perugia on s'en envoyait des litres.
sfiziosi : uniquement disponible à Vigevano, mais ça vaut le coup, d'abord parce que la place, dessinée par Bramante, est l'une des plus belles d'Italie, mais aussi parce que le mélange espresso + chocolat chaud + cannelle + crème chantilly + granulés de chocolat est à tomber par terre^^
corretto : espresso avec grappa ou amaretto... sans commentaire. Oui, toi aussi, commande un caffè corretto (sans caffè pour les plus hardis, selon la célèbre phrase entendue dans un bistrot : "un café-calva sans café, patron !") au bar de l'université, et vas cuver en cours d'anglais après. Les blagues de John Coggan et l'accent de certains de tes collègues te sembleront moins lourds à supporter. Heureusement qu'il y a Luigi et Gabriele avec qui tuer le temps.
Voilà, pour le moment. A chaque jour son café, c’est un peu ça. et je vous ai passé sous silence les boissons non-identifiées, mais néanmoins stupéfiantes que les Italiens peuvent combiner avec un café : de la pistache, des granulés de machin, du praliné, de l'alcool de trucs... Starbucks n'a qu'à bien se tenir.
Prochain chapitre, la pasta. Ou comment les supermarchés italiens ont des rayons "féculents" démesurés.
17:05 Publié dans Dans la série "cultivons-nous sauvagement"... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/12/2006
Dans les bois éternels
En fait je relisais un vieux Biba du mois de juillet avant de le jeter (non je ne stocke pas de vieux papiers), et v'là t'y pas que je tombe sur la critique littéraire de Dans les bois éternels de Fred Vargas. Comme elle est très bien faite, je m'en vais de ce pas vous en faire profiter, non sans vous rappeler au passage qu'elle n'est pas de moi, mais d'un certain R. Ba, qui, d'après l'ours situé en fin de numéro, se nomme Romain Bassoul. © Romain Bassoul, Biba n°317, juillet 2006, donc.
C'est parti.
Dans les bois éternels.
Fred Vargas, Viviane Hamy, 18€
En deux mots
Deux paumé égorgés porte de La Chapelle, des cerfs éventrés dans une forêt normande, des vierges tondues pot-mortem... autour du commissaire Adamsberg tout se complique.4 raisons de le lire
1. La fantaisie. Le nouveau lieutenant parle en alexandrins, le curé du village conserve un grimoire maudit, la bicoque du commissaire est hantée...
3. La bonne humeur. Le sang coule, le commissaire patauge, la peur monte, mais le lecteur est toujours épargné : Fred Vargas a le bon goût de ne pas abuser de la noirceur humaine (alors que ce serait facile)
4. La malice. Le roman empile les énigmes, les digressions, les facéties verbales, ce qui ne facilite pas, pour le lecteur, la chasse au coupable. Après l'avoir bien baladé, l'auteur lui offre, dans une dernière pirouette, la clef qui crevait les yeux depuis le début, évidemment.
L'avis du critique
Faussement légers, très bien construits, fourmillants de notations aussi acérées que cocasses (piquantes, en somme) et de personnages invraisemblables qui sont peut-être nos voisins, les romans de Fred Vargas débusquent la poésie du quotidien le plus plat, pour mieux jouer, avec nos nerfs comme avec les poncifs. Que demander de plus ? R.Ba
Réponse de votre serviteur : Rien. Et rien à rajouter non plus à cette critique, tout y est.
Alors si comme moi, vous n'aimez pas les romans policiers, que vous avez des a-priori sur Fred Vargas et sa notoriété populaire ("pff, de toute façon, rien ne vaut Gaston Leroux et son Mystère de la chambre jaune")... Précipitez-vous sur cette petite merveille.
Vous n'en décrocherez plus.
Une transposition au cinéma, avec José Garcia dans le rôle du commissaire dit "pelleteux de nuages" ? On attend de voir. Avec une pointe d'impatience, quand même.
(Et pour ceux qui tiennent à le savoir, oui, je me suis pas mal amusée à reproduire à l'identique la mise en page de Biba.)
16:50 Publié dans Ferme ce livre et vas te coucher nom d'un chien ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/11/2006
De l'art de parler anglais avec l'accent italien
Une petite anecdote amusante, qui ne sera pas sans rappeler l’affaire des cure-dent en Turquie à mon cher Papa : en passant à vélo hier devant un kiosque à journaux, j’ai vu qu’ils éditaient en DVD la saison 1 de Magnum (en italien et anglais, certes, mais aussi en français, ce qui est nettement plus intéressant).
Vous connaissez ma passion pour les séries TV, à fortiori les vieilles (Aaah, les Mystères de l’Ouest, Chapeau Melon et Bottes de cuir, Amicalement Votre et autres Miami Vice…).
Surtout pour Magnum P.I, puisque quand j’étais petite (j’étais un jedi… non pardon) je croyais vraiment que c’était mon Papa qui jouait dedans. D’où une certaine perplexité quand il partait travailler, puisque l’heure où commençait sa garde (18h) coïncidait avec la diffusion sur feue Antenne 2 de ma série adorée.
Bref. J’ai grandi, mais je persiste toujours à lui casser les pieds pour qu’il porte des chemises hawaïennes en été et qu’il s’achète une Ferrari.
Bref. Revenons-en à nos moutons.
…
…
Il a mis trois heures avant de comprendre, j’ai du lui écrire le titre sur un bout de papier, et là il s’écrit : « ah ! Magnum !!! » (prononcé « magne-oume », oui, avec le « gn » de gnognotte.)
Crétin des Alpes.
(transalpin plutôt)
16:30 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/10/2006
Mon coming-out
On ne dit pas assez souvent “Je t’aime”. J’en ai conscience, et toi aussi cher lecteur.
Oliver Voutch, je vous aime.
Depuis ce jour béni où j’ai découvert vos dessins dans le Madame Figaro, un dimanche sur deux, ma vie n’est plus qu’une alternance de semaines « avec » et de semaines « sans ». Finies pour moi les semaines paires ou impaires, il n’y a plus que des semaines Voutch ou non-Voutch.
Le GPS domestique, le fer à repasser numérique, les reblochons fermiers re-designés par Starck, la soupe au chat, les trois mois d’ADL gratuites pour trois soles achetées, le Prozac, les beach-psys, Bill Gates, le risque bactériologique inhérent à l’achat d’une baguette de pain, le shit-art… (oui, je sais, pour ceux qui ne connaissent pas, cet inventaire ne doit pas évoquer grand-chose… Et pourtant, si vous saviez ce que vous manquez !)
Si la Fnac la plus proche de ton domicile est fermée (ça arrive), tu peux aller faire un tour sur son site pour patienter un peu : www.voutch.com. On y trouve des dessins originaux issus de certains de ses merveilleux albums, et aussi et surtout une biographie du personnage (dans l’onglet VOUTCH-CLUB) qui devrait vous éclairer un peu plus sur son univers, le pourquoi du comment, etc. Enjoy.
Et surtout, n’oublie pas : Le pire n’est même pas certain…
12:30 Publié dans Loisirs et confitures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note