25/03/2007
1 minute pour Aung San Suu Kyi !
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23/02/2007
Sciences-pipo, sciences-pipo, sciences-pipo, po, po... (sur l'air de Trois petits chats)
Petite soirée avec Serena et Francesca hier, pour fêter la fin de leur examen de Demografia, et la fin de mes examens de Economia applicata et Storia della Cina. Nous sommes allées dîner mexicain, puis ensuite avons terminé la soirée dans un pub irlandais, à boire des Irish Coffee (c'est beau la globalisation).
Rite de passage quasi obligatoire dans nos sociétés modernes : l'exhibition des cartes d'identité, permis de conduire et tout, où nous avons bien entendu des tronches de cake (personnellement, et ceux qui ont vu ma carte d'identité pourront en témoigner, quand on voit la photo on me demande si je n'ai pas pris par erreur la carte de mon frère. J'ai pas de frère).
Bref.
Quand elle a vu ma carte de l'IEP, Serena a hurlé. Pour ceux qui ne sont pas au courant, sachez que la carte d'étudiant de l'IEP est ridicule. Un simple bout de papier vaguement plastifié, qui au bout de deux semaines d'utilisation est tout pourri, tout chiffonné, même si on prend grand soin. Pas de bande magnétique, pas de puce, rien.
Commentaire de Serena (en V.F) : "mais c'est pas Dieu possible de faire une prépa*, d'en chier pendant un an et de passer un concours impossible, avec 4% de réussite, pire qu'en médecine, pour au final obtenir ça !!! Ils pouvaient pas vous l'imprimer directement sur du papier chiotte, carrément ?!"
Elle n'a pas tout à fait tort... Sciences-pipo, sciences-pipo, sciences-pipo, po, po...
* en français dans le texte... Et oui, ici ça n'existe pas, c'est une innovation bien de chez nous qui les laisse songeur... Faire un concours pour débuter ses études supérieures, quelle drôle d'idée !
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13/02/2007
In Tartiflette We Trust
Retour à Pavia après une semaine de glisse à Châtel. Dantesque. Comment revivre des années après les joies des classes de neiges et autres séjours de vacances déjantés ? Facile, il suffit de suivre quelques règles essentielles.
1. Les participants. On apportera un soin tout particulier à la constitution du groupe : pas plus de 20, pas moins de 15. 18 personnes, c'est un bon compromis.
2. Le moyen de transport. Pour transporter tout ça, on aura eu l'idée de louer deux minibus, pleins à craquer, qui feront bien évidemment la course sur l'autoroute.
3. Le voyage. Il s'effectuera de nuit de préférence, pour permettre ainsi de nombreuses pause pipi-café-croissant, pour tenir le coup et surtout pour entretenir la compétition inter-minibus.
4. Pour commencer. Dès les premières neiges, s'arrêter n'importe où pour initier la première bataille de boules de neige. Trouer son pantalon en glissant sur l'asphalte. S'exploser un genou. Repartir de plus belle.
5. Les activités du soir. Prévoir une Wii et péter le mobilier du chalet en faisant de puissants revers au tennis, ou en lançant des lapins avec Rayman.
6. L'apéro. "Six heures et quart, l'heure du Ricard!". En profiter pour jouer au Uno en même temps. Transformer les règles pour mettre en place un authentique "Uno-torche-la-gueule", également connu sous le nom, plus civilisé en apparence, mais le principe reste le même, de "Uno-picolo".
7. Le coucher. Jouer à qui casse le plus de lattes d'un coup sur son sommier pourri en s'asseyant. Finir par dormir sur le sol en maudissant la propriétaire (et la femme de ménage qui n'avait pas pris la peine de balayer les moutons).
8. Les sandwichs. Pour se venger astucieusement de certains mâles qui ne font pas leurs sandwichs mais comptent sur la bonne volonté d'un tiers, préparer des compositions détonantes : reblochon-mayonnaise-crème de marron, ou nutella-saint-morêt.
9. Le vin chaud. Prévoir un spécialiste. Mettre plein de cannelle, et servir dans des choppes. Éviter l'escalier par la suite, et toute surface enneigée.
10. On prête ses affaires. Même (et surtout) son virus de la gastro. La running joke du moment ? "J'ai connu des transits plus maîtrisés", ©Nicolas M.).
11. La glisse. Snowboard, ski alpin ou patinettes, tout fait ventre. Idem pour ce qui est du domaine skiable : Suisse ou France, tout est bon.
12. Craaaaaaaacoucaaaaaaaaaaaaaaaaass. Pas de commentaires.
13. Lectures. Emporter de quoi se cultiver pendant les temps libres. Au choix : Gala, Paris-Match, Public, Closer, Fluide Glacial, FHM, Entrevue... En bref, tout ce que l'on ose jamais acheter chez son libraire du coin, de peur d'être reconnu. A la montagne, on s'en fout, et de toute façon, on est bourré (vin chaud...).
Liste non exhaustive... Mais en gros l'esprit y est. Bravo Châtel, bravo tout le monde ! Et à l'année prochaine...
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13/12/2006
Typicollogismes, part. 3 - Il panettone, mythe transalpin
Pourquoi trouve-t-on en France du panettone toute l’année dans n’importe quel supermarché ayant un rayon « Cuisines du monde », alors qu’en Italie, berceau même du panettone, on n’en trouve qu’à Noël ? C’est pas un comble ça ?
Petite explication, dans la série « Cultivons-nous sauvagement ».
Il faut avant tout savoir que le panettone est typiquement milanais. Sorte de grosse brioche dont la forme est sensée rappeler une coupole d’église, elle doit son goût particulier aux raisins secs et au cédrat confit qui le composent. C’est une vrai merveille, et dans la famille Lebrun on en consomme allégrement à goûter comme au petit déjeuner, ce qui, je l’ai découvert ici, est une pure hérésie : mangeriez-vous de la bûche de Noël au p’tit déj, ou en plein mois de juin ? Non, certes non. Et bien, côté symbole, on en est là. Parce que sinon, c’est bien le seul point commun que partagent ces deux desserts.
De fait, à Noël, on voit du panettone partout, en habits de fêtes dans du papier cristal avec débauche de rubans, de toutes les tailles (j’en ai vu un de 14 kg, pour famille très nombreuse, avec un Hummer équipé d’un palan pour transporter l’engin), mais aussi du pandoro, même forme mais consistance plus moelleuse et compacte, aromatisé à la vanille et abondamment saupoudré de sucre glace. Pour celui-ci d’ailleurs, tout est permis : fourré au chocolat, au limoncello, aux Bacci di Perugina, etc. Parfois c’est n’importe quoi, il faut bien le dire.
Mais revenons au panettone.
Il y a quelques années, crise sociale en Italie. Les syndicats des producteurs de panettone se sont mis en grève, protestant contre toutes les complications que leur posait une production saisonnière aussi intense. Du coup, prise de conscience publique, et, pour leur permettre d’étaler un peu ladite production, on a planché sur un moyen d’allonger la durée de conservation (ben oui, le beurre, ça rancit vite, et après, s’il vous faut jeter votre bête de 14 kg à la poubelle, vous l’avez un peu mauvaise). Bingo.
Ensuite, on s’est demandé si l’on ne pouvait pas généraliser tout bêtement sa consommation, histoire de pouvoir en vendre toute l’année, et d’avoir des revenus supplémentaires (ben voyons).
C’était mal évaluer l’esprit de tradition. J’en reviens à la comparaison évoquée plus haut : même avec d’astucieuses campagnes marketing, des prix cassés, et tout et tout, iriez-vous acheter une bûche de Noël pour fêter votre anniversaire au mois d’août, ou pour accompagner votre café ? Encore une fois, la réponse est non.
De fait, on a eu beau faire de la pub, proposer des mini-conditionnements individuels, des goûts différents et tout, et tout, la ménagère de moins de 50 ans (et les autres aussi) a fait la sourde oreille.
(Dans la série « Le marketing, c’est fantastik », cher public, retiens cette règle d’or : on ne change pas comme ça, d’un claquement de doigts, les habitudes de consommation. Le marketing n‘est donc pas omnipotent ? Tu mets le doigt dessus, mais chut, ne vas pas l‘ébruiter, si tout le monde arrête de penser que c‘est vrai, on est mal, surtout moi)
Que faire ? Réponse : exporter à l’étranger, vers ces contrées barbares où l’on considèrera le saint gâteau comme une bonne grosse brioche aux raisins secs (« Bah, c’est du Krammik, quoi », comme dirait le Docteur D., qu’il faut toujours qu’il râle celui-là, c’est dingue à la fin), que l’on aura donc aucun scrupule à dévorer pour le goûter en le trempant dans son chocolat chaud, voire même en le tartinant de beurre (hérésie ++++++, mais bon, que voulez-vous, chacun son vice, après tout j'en connais bien des qui mangent leur Nutella avec du beurre).
Et voilà. La boucle est bouclée. Voilà pourquoi, si je veux du panettone pour mon petit-déjeuner au mois de mai, il faudra que je l’importe de Meudon.
Que c’est beau la globalisation.11:10 Publié dans Dans la série "cultivons-nous sauvagement"... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/12/2006
Typicollogismes, part. 2 – Questions de société
A la messe, la lecture des intentions de prière m’a un peu faite sursauter : le thème en était bien entendu la mamma, et à un moment, la dame qui les lisait a dit « prions pour les femmes qui ne trouvent pas le courage de supporter cette vie qui grandit en elle, et choisissent des solutions extrêmes... » (Pause)
Je m’attendais à ce qu’elle continue en disant « ... et qui se suicident », c’est pas marrant mais ça arrive hélas, ou encore « ... et qui tuent leur enfants », oui, ici aussi l’affaire Courjault a fait couler beaucoup d’encre, ou je ne sais quelles solution vraiment extrêmes.
(Lecture) « ... telles que l’avortement ». Ah oui. Extrêmes. C’est vrai qu’ici ils ne sont pas franchement pour. Ben ça fait quand même bizarre.
11:05 Publié dans Dans la série "cultivons-nous sauvagement"... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note