07/08/2007

De l'Art de transformer un mois creux en machine à sous

Hey c'est la journée de la win today : avec Soli on vient de conclure un contrat juteux : 300 room nights pour la fin du mois + location de la salle meeting pour 5 journées consécutives.

Ce fut une bataille marketing de longue haleine, avec faux-vrais tarifs préférentiels (as usual) et offre EXCLUSIVE bidon. Soli aime bien leurrer le client, mais pas autant que moi... Je m'éclate^^

04/08/2007

DO ME DAILY MARCO SOLI

Certains parmi vous (ils se reconnaîtront) se plaignent de ce que je ne tiens absolument pas ce blog à jour. Je vais donc y remédier, là, tout de suite, en espérant que je réussirai à faire des phrases compréhensibles, dans la mesure où j'ai encore un peu mal aux cheveux ce matin (ce matin… à 15h30).

Mal aux cheveux ? Patience, lisez jusqu’au bout, vous allez comprendre (comment que je te fidélise le lecteur).

Petite mise à jour pour ceux qui ne suivent pas : après mon année ERASMUS à Pavia, je fais un stage au sein de la société Vega S.p .A., qui possède deux hôtels de luxe à Milan . D'un côté, le Grand Hôtel Et De Milan (aka le Milan, ça va plus vite), 5 étoiles de luxe (un palace, quoi), débauche de luxe (je me répète, désolée) et de classe, et de l'autre, le STRAF, 4 étoiles ultra design et modernissime (pour les photos, faites un tour sur Facebook, j'ai crée un album photo). Je travaille au Département Sales&Marketing, avec Laura ( la Senior Sales Manager ), Greta (Sales & Public Relations Manager), Delia (leur assistante) et Roberta aka Super Robie, qui gère tout l'évènementiel.

Et je m'éclate !

Alors, oui, au début, c'est vrai qu'elles m'ont confiée des tâches un peu ingrates : rangement d'archives poussiéreuses, création de fichiers EXCEL chiants, photocopies... Et puis, petit à petit, elles m'ont données des responsabilités. De plus en plus : après avoir appris les rudiments des logiciels OPERA, BLASTNESS, et iHOTELIER (le trio indispensable), j'ai commencé à m'occuper toute seule de rédiger les contrats entre les hôtels et les agences de voyage, de téléphoner à des sociétés françaises pour leur proposer des tarifs préférentiels, etc.

Quand je vois comment je fais l’œuf avec Robie aujourd'hui, ça me fait rire de me rappeler comment au début elle était distante, un peu méfiante vis-à-vis de la french stagiaire !! Cela dit, je la comprends tout à fait, c'est vrai qu'elle pouvait pas savoir si j'allais être un boulet ou pas. Comme elle me l'a expliqué les premiers jours, elle est toute seule pour gérer toute la partie évènementiel du STRAF, donc si il faut qu'elle s'arrête toutes les trente secondes pour expliquer ce qu'elle fait, elle met le double du temps. Comme je n'arrêtais pas de la tanner, elle a fini par me montrer deux trois trucs, puis de plus en plus, et me fait maintenant rédiger les devis, les contrats pour les conférences de presse, les shootings photo, les showroom, etc. Et quand il s’agit d’un client français, j’ai carte blanche, c’est moi qui scelle l’accord.

Au-delà de cet aspect purement professionel, on s'est découvert une passion commune pour le kitsch bollywoodien et le design, La Panthère Rose et Frankenstein Jr, Ron Arad et Baccarat, David LaChapelle et Pierre et Gilles, Colette et Delphine Murat, J.U.S.T.I.C.E et Unklejam, Blondie et Noblesse Oblige, les boucles d'oreilles dépareillées et Tarina Tarantino, le karaoké et les ballets, le maquilllage de chez M.A.C, les swinging 60, la mozzarella di bufala, et j'en passe. Bref, on est devenues inséparables, et avec elle tout est vodka, lipstick & rock‘n roll.

Mais Super Robie, Inc., c’est aussi : 

·         Alessandro (aka Alex Carrara , Dj branché des nuits milanaises et pr pour le Spazio Pontaccio, sublime galerie d'art et de design

·         Mattia, ami d'enfance de Lenny Kravitz, avec qui il a vécu un temps à Paris, saccageant joyeusement les chambres d’hôtel où résidait la rockstar. Mattia veut les même chaussures FreeLance que moi, c’est-à-dire mes sandales argentées à patin et talon de 12 cm… Cinq minutes après m’avoir rencontrée, lors de l’anniversaire d’Alessandro, il me tenait par la taille et me faisait des baci dans le cou en disant : "j’aime tes chaussures ma toi je t’adorrrre… ma ne t’inquiète pas, je souis gay" (en français dans le texte, avec cet accent italien cro mignon) !!!

·         Sarah, la Paris Hilton milanaise (on l'appelle comme ça car elle est la fille de la propriétaire des deux hôtels, et qu'elle aussi a une sœur jumelle, Alissia, évidemment surnommée Nicky)

·         Seby, l’un des deux Dj du collectif Club Silencio, faites un tour sur leur page, c'est extra ce qu'ils font : www.clubsilencio.net, de mémoire, sinon passez par leur page MySpace)

·         Valeria, la graphiste attitrée du STRAF et du Milan , très « Dita Von Teese rencontre les Pipettes », avec une superbe crinière rouge feu

·         Filo, de son vrai nom, Filippo, le barman champion du monde et champion du slip le plus ridicule

·         Marco, l'autre barman qui arrondit ses fins de mois en faisant le mannequin

·         Fulvio, le troisième barman, un sacré déconneur lui aussi, boit plus de coktails qu’il n’en prépare, d’où quelques photos-dossiers assez compromettantes…

·         Marco, le Directeur de l'hôtel, sex-symbol local, que j'adore et qui me fait vraiment trop rire, car il est l'archétype de l'Italien tel que nous Français les imaginons : beau parleur, toujours en train de draguer à droite et à gauche (wi, même la stagiaire française), pendu à son BlackBerry, la chemise en lin ouverte quasi jusqu'au nombril, en tongs…(promis je ramènerai des photos) On l’appelle tous Soli, ça évite de confondre avec Marco-le-barman-modello

·         Et aussi Stefano, Luca, Martino, Giancarlo, Lorenza, Amanda du Front Office, Piero de l'Economat... e tanti altri^^

En résumé, une clique haute en couleur (je dis pas ça pour les cheveux de Valeria).

Milan by night avec eux, c'est de la boulette.

La semaine dernière, Robie me coince discretos, et me dit : "qu'est-ce que tu fais en septembre ?". "Ben je retourne en France (bouh)". "Tu veux pas rester en Italie ? J'en parlais hier avec Soli, nous on aimerait bien te faire un CDI."

...

...

... ...

Un CDI !!!!!

Le hic, c'est que j'ai pas fini mes études, moi !! lui dis-je. Moue désolée de Super Robie… Et là, moi, je me demande pourquoi, nom de nom, oui pourquoi dois-je retourner à l'IEP, à Lille, en France, sous la pluie, dans le froid, sans Baci di Dama ni pizza ZZ ni la glace pistache-fruits rouges de chez Vanille, ni les Golden Cadillac de par Fabio et le Spritz de Fulvio, alors que je pourrais continuer cet happy-hour perpétuel à Milan, et en plus ETRE PAYEE pour ?????????????

Tout le monde connaît la réponse... Donc embrayons, passons à la suite.

La suite ? A défaut de me débaucher tout de suite, et bien j'assure l'intérim de Robie pendant ses trois semaines de vacances, à partir de lundi. Plus, je file un coup de main au Front Office, avec Stefano et Luca, histoire de voir un peu tous les aspects de l'hôtellerie. Pour un premier stage, c'est überkül !

Mais, cher lecteur, le meilleur reste à venir (oui, vous allez enfin savoir pour la gueule de bois). 

Mercredi, j'accompagne Greta à un rendez-vous professionnel : elle doit rencontrer un producteur français qui ne parle ni italien, ni anglais. Heureusement, je suis là^^. Il nous explique qu'ils viennent tourner un reportage sur Milan pour la chaîne VOYAGE , qu'ils voudraient filmer le STRAF, et interviewer quelqu'un qui leur parle un peu de l'hôtel. Greta dit ok, et là, attention, c'est maintenant que tout commence à basculer (admirez comment je maintiens le suspens) : car ils veulent filmer vendredi 3 au soir, mais Greta sera partie à Montecarlo, Laura est en voyage de noces, Delia est en vacances, et Robie doit gérer une conférence de presse BVLGARI. En plus, il leur faudrait quelqu'un qui parle français.

Vous devinez la suite ? 

Bingo, c'est sur moi que ça tombe ! 

Hier soir donc, ils sont arrivés, m'ont équipée avec micro et tout, m'ont briefée, sous les yeux rigolards de tout le staff du STRAF (tiens, c'est rigolo à dire, le staff du STRAF). Moi quand même, ça me faisait un peu peur, parce que bon... je voulais pas dire de bêtises sur l'hôtel, passer pour une quiche devant des millions de téléspectateurs (sans déc), et puis je ne suis que stagiaire quand même !! Je fais part de mes doutes à Soli qui passait par là. Sa réponse : "Ma no cara, sara perfetta". Euh... Ben j'espère. Ah, on commence tout de suite ? Tout de suite maintenant ??

Je vous conseille de ne pas louper le bêtisier.

Les prises de vues terminées, il était bien 20h30, je redescends dans le Bunker (surnom du bureau au sous-sol), et comme je vois que Robie était toujours là ( la conf BVLGARI avait aussi traîné en longueur), je l'appelle pour savoir où la trouver pour lui faire un bisou avant qu'elle ne parte en vac. "On est au bar, vient boire un verre avec nous !". Ok, j'arrive, je pousse la porte du bar, et là Stefano, Filo, Robie, Martino and co me sautent dessus, m'appellent "l'Attrice", "la nostra star", Soli m'offre un verre de vin, on papote... Soli revient à la charge en me demandant si je veux VRAIMENT rentrer en septembre (mais arrêtez de me tenter comme ça!!!!!), Robie me dit que le directeur de MTV ITALIE cherche une assistante et qu'elle lui a dit qu'elle connaissait quelqu'un qui avait tout à fait le profil (sic)... Alors je ré-explique que je suis très flattée, mais que bon, je dois quand même finir Sciences-Po. Pour faire quoi plus tard me demande Soli ? Robie me coupe la parole, et lui répond que je veux 

1.      Voyager

2.      Travailler dans le luxe (à défaut d'y vivre !)

=> En gros, être Sales Manager pour un 4 étoiles (minimum hein, faut pas déconner non plus). 

C'est assez bien résumé, je confirme, et Soli, très sérieux, me dit "ok, on attend. Finis tes études, et dans deux ans on t'embauche. D'ici là, on peut te faire un vrai CDD pour l'an prochain, quand Robie sera en vacances?"

Alors là, déjà ça faisait beaucoup d'émotion en peu de temps, mais alors que je commençais à dire waou, je suis flattée, merci beaucoup, c'est vrai que j'adorerais, Soli se lève, siffle son verre et lance "let's go, on va dîner, toi, tu viens avec nous, on te raccompagnera à la gare après". Avant d'avoir eu le temps de dire ouf, je me retrouve avec Robie et Valeria dans la Bmw de Soli, la musique à fond avec plein de basse pour faire les kékés via Manzoni en passant devant la Scala, et zou, tout le monde au Caruso, le restaurant du Milan (du genre de celui que même en économisant beaucoup, on ne peut même pas se payer une entrée).

Excellent dîner, très bons vins... hips! je commence à avoir du mal à m'exprimer en bon italien, du coup on parle tous en « franglitalien », un mélange assez sympathique des trois langues. Gelato arrosé de Grand Marnier, caffe coretto, Le Soli commande une tournée de Montenegro (je tente de protester, il ne m'écoute pas, je découvre donc une délicieuse liqueur, à base d'herbes, "mais pas que" comme dirait l'autre), une deuxième... Avec tout ça, il était trrrrès trrrrrès tard (ou trrrrès trrrrès tôt, c’est selon), et même si plus personne autour de la table n'a les idées très claires, on se rend quand même compte que j'ai loupé (de beaucoup) le dernier train pour Pavie. Pas grave, me dit Soli, tu vas dormir au STRAF, il n’y a personne dans la Suite en ce moment.

... 

Et voilà, comment, cher lecteur, en une soirée, je suis passée à la télé, j'ai reçu mes premières propositions d'embauche, je suis devenue la mascotte du STRAF, j’ai été invitée au Caruso par le directeur de l’hôtel himself, et surtout... surtout, j'ai passé ma première nuit dans la Suite d'un 4 étoiles !!!

Il faut absolument que je commande un t-shirt "DO ME DAILY MARCO SOLI " chez House of Holland

 

 

(Waou, 4 pages sous Word : cette fois, vous ne pourrez pas vous plaindre, vous allez avoir de quoi alimenter Radio Gossip pour les prochains jours !!!)

26/07/2007

Achtung

Pas trop eu le temps de faire des updates sur ce fichu blog... Pourtant, j'en ai à raconter !!!

Promis, je vais tenter de faire quelque chose ce week-end, après mon examen de chinois.

 (et surtout quand j'aurais dormi une journée entière pour me remettre sur pattes. N'en peux plus)

31/05/2007

Le Château de Kafka

     Aujourd'hui j'avais mon examen d'histoire. Laissez-moi vous conter comment cela se passe, les examens à la mode italienne :

     D'abord, vous vérifiez à 00h02 sur Internet que personne n'a modifié le lieu, ni l'horaire, voir, soyons fous, le programme de révision à la dernière minute. On ne sait jamais.

(ex. C'est Morgane L., qui arrive à son examen de chinois à 10h, alors que tout le monde avait reçu le mail du prof la veille au soir disant que pour des raisons personnelles, il avançait d'une heure l'examen. Argn.

ex. C'est Olivia, Aline et Mounia, qui arrivent bétonnées sur l'Union européenne à leur examen d'anglais, suivant ce que leur avait dit la prof au dernier cours, et qui tombent... sur un examen de phonétique, oui oui, avec tous les petits signes cabalistiques que personne ne connait. Dommage.)

     Bon normalement, c'est toujours 9h30, dans le bureau de la Professoressa P., toujours Istituzioni, società e potere negli stati regionali italiani tra '500 e '600. Vous allez vous coucher, et votre sommeil sera, de façon inversement proportionnelle, aussi léger qu'Anna Nicole S. est lourdissime quand elle fait son delirium tremens à 3h am.

     Le lendemain matin, vous arrivez à 9h15 pour 9h30, comme on vous l'a appris en France, après avoir fait un rapide détour pour checker les panneaux d'affichage, au cas où une news inopinée aurait fait son apparition à 00h03. Rien. Vous arrivez à 9h17 devant le bureau. Las, ici le "quart d'heure académique", c'est la règle. Vous patientez, raide comme un piquet, dans le couloir. J'ai le temps de relire mes fiches ? Non, certainement pas. J'ai le temps d'aller au toilettes ? Sûrement pas.

     En fait si. A 10h30, vous estimez que le retard académique a assez duré. Vous commencez à vous demander si la prof n'a pas oublié qu'elle devait faire passer des examens aujourd'hui. Au cas où, vous attendez 11h, heure à laquelle débute le "ricevimento", et où, sauf cas de force majeure, elle arrivera.

     A 11h45, vous commencez à sérieusement vous poser des questions. En plus, vous avez faim, soif, envie de faire pipi, mal aux jambes, trop chaud, évidemment vous êtes là depuis 9h15, mais vous n'osez pas quitter votre place, dans le couloir à fixer le bureau qui reste obstinément clos, au cas où il se passerait quelque chose.

     A 12h, vous vous décidez à aller passer vos nerfs sur la secrétaire de l'accueil, pour savoir où est cette salope de Professoressa P. Et là, voici le dialogue, en VOSTF :

- Bonjour, la professeur P., elle n'est pas là aujourd'hui ? Vous savez si elle a laissé un mot ou quelque chose ?

- Si, elle est là, elle fait passer des examens.

- ... Oui merci je sais, justement j'aimerais bien le passer mon examen, mais son bureau est fermé à clef, il n'y a personne.

- Aaah, mais c'est normaaaal, les examens elle les fait passer dans le bureau du professeur M.

- ??? Mais mais mais sur le site Internet de l'université et sur les panneaux d'affichage en bas, il y a marqué que la session d'examen a lieu dans son bureau !

- Oui mais ça veut dire qu'en fait c'est dans celui du professeur M.

     Vous n'avez rien compris ? Moi non plus. Vous vous souvenez, dans Astérix et les 12 travaux (Kafka et Astérix dans le même texte, ça c'est la classe), quand Obélix il pète les plombs parce qu'on lui demande toujours le mauvais formulaire ? Ben un peu pareil, mais pire.

     A 13h, en nage, rouge de colère-énervement-stress, au bord de l'hypoglycémie, la vessie au point critique de l’implosion, et la gorge sèche comme le Grand Canyon, j'avais fini mon examen.

     28/30.

     Merde, vu le temps que j'ai passé à battre la semelle dans les couloirs de la fac de sciences politiques, elle aurait pu me rajouter 2 points bonus.

     Font chier ces ritals.

23/05/2007

Adieu Monsieur le Professeur

     Aujourd’hui, c’était mon dernier cours de Storia delle Dottrine Politiche.

     C’était aussi « la dernière séance » pour il Professore Arturo Colombo, qui part en retraite l’an prochain.

     Après avoir réglé son compte à Marx, il s’est rassis à son bureau, et nous a dit « voilà, c’est fini… En guise de conclusion, je vous citerai une dernière fois Alessandro Manzoni, que j’aime tant :

     "Se non v'è dispiaciuta affatto, vogliatene bene a chi la scritta,... . Ma se invece fossimo riusciti ad annoiarvi, credete che non s'è fatto apposta."  » (si cette histoire vous a plu, remerciez celui qui l’a écrite. Si en revanche j’ai réussi à vous ennuyer, croyez-bien que je ne l’ai pas fait exprès)

     Puis il s’est levé, a commencé à rassembler ses affaires, et là : standing ovation, des « bravo ! » et des « grazie ! » qui explosent dans tout l’amphi, tous les étudiants debout qui tapent des pied sur les gradins…

     Et notre Arturo, cette grande gueule d’Arturo qui nous a tant fait rire depuis le premier cours, en nous disant notamment « Machiavel, ça s’écrit avec un seul « C » comme dans CACA… C’est ça, riez, au moins vous vous en souviendrez ! », ce sacré petit vieux infatigable à l’énergie sans limite, qui commençaient toujours par présenter ses auteurs en punaisant au mur leur caricature… Et bien là, face à tous ces étudiants qui l’ovationnaient, il était tout ému, presque surpris de susciter une réaction pareille. Il est resté comme deux ronds de flanc, un sourire à la fois béat et un peu gêné sur les lèvres, pour un peu il serait devenu tout rouge.

     Et puis, fidèle à lui-même, il a fait un grand moulinet des bras, et nous a dit « ça suffit maintenant ! Allez réviser plutôt, parce que si vous croyez que c’est comme ça que vous allez réussir à m’amadouer… »

 

Adieu, monsieur le professeur.
On ne vous oubliera jamais
Et tout au fond de notre cœur,
Ces mots sont écrits à la craie.