11/08/2006
Photos !!
ça y est, voici les premières photos de mon mois à Perugia. C'est à gauche, dans la colonne. J'espère que ça vous plaira ! Dans peu de temps, patience, je vous apporte en exclusivité des photos de la Chapelle des Crânes (c'est pas son vrai nom, mais comme ça tout le monde voit de quoi je parle).
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08/08/2006
Perugia, IV
Martedì 8 Agosto (et ouais, ça y est je suis bilingue. ça vous les coupe, hein?)
Je suis en train de prendre du retard dans ce « diary », mais aussi il faut dire que j’ai eu des journées très remplies : vendredi un petit tour au Lago Trasimeno. On a failli se baigner mais c’était un peu trop cracra et pleins de moustique d’eau o.O Le soir, nous sommes retournés à Assisi pour essayer une petite trattoria. Ils avaient une torte ricotta e noce ma foi fort sympathique… Le lendemain, debout 5h00 pour aller à Roma avec Marie-Caroline, Tatiana et Tobias. Nous sommes allés au Vatican, il y avait au bas mot trois heures de queue pour entrer dans la Basilica di San Pietro. Alors qu’on se demandait si c’était raisonnable de tenter le coup, parce qu’on voulait faire pleins d’autres choses dans la journée, on a vu Tobias aller parler avec un Garde Suisse (en allemand donc, mais avec un salut autrichien, il lui aurait dit « Grussgot » ?), et là, miracle, il nous a ouvert les portes de la basilique devant tout le monde !!! Avec Marie-Caroline et Tatiana on se demandait ce qu’il se passait… En fait il nous a expliqué qu’à l’intérieur de la basilique il y a un cimetière allemand, où seuls les Allemands ont le droit de rentrer. A fortiori s’ils ont de la famille enterrée là, comme c’était le cas pour Tobias… On n’en revenait pas. Le cimetière était très mignon, tout calme à deux pas de l’effervescence touristique la place, c’était très agréable. Et après, hop! l’air de rien nous sommes entrés dans la Basilique, passant ainsi allégrement devant plusieurs centaines de personnes qui elles, faisait la queue depuis des heures sous un soleil de plomb… La claaaaaaaaaasse^^
La suite fut classique, mais toujours aussi merveilleuse : Piazza di Navona, Fontana di Trevi, Piazza di Spagnola, le Panthéon avec sa coupole à ciel ouvert (il pleut donc à l’intérieur de l’église, mais il y a un système d’évacuation de l’eau très sophistiqué, c’est marrant) et puis les petites rues de Rome, avec leur charme si agréable malgré l’afflux de touristes.
Si vous allez un jour à Roma, faites donc un détour par L’Eglise Santa Maria della Concezione, ça vaut vraiment le coup d’œil. Il s’agit d’un chapelle entièrement décorée et tapissée… avec les ossements de 4000 frères capucins. Crânes, squelettes entiers, vertèbres, os du bassin… Il font des décors muraux avec, et de loin, les vertèbres ressemblent à des fleurs séchées, les omoplates à des papillons, etc. Carrément morbide, mais vraiment insolite. Je vous scannerai les cartes postales dès que j’en aurai l’occasion pour que vous vous fassiez une idée.
Nous sommes rentrés à Perugia vers 00h30, et le lendemain matin, grasse matinée. Puis, un peu d’italien, et ballade dans la ville. Le soir il y avait un concert gratuit : les Quatre Saisons de Vivaldi, confrontées à celles d’Astor Piazolla. Un bon programme, et surtout un filon à retenir : nous avons déjà retenu les dates d’une soirée dédiée au Tango et au Fado, et une à Mozart et Rossini. Le tout dans une superbe salle aux plafonds peints, avec vitraux et tout. Le pied, quoi.
Lundi, 3h de cours de grammaire (il faut ce qu’il faut), puis après le resto U (la mensa) avec Martin et Lucasz, nous sommes rentrées travailler alla casa. Premier conflit avec les Hongroises : elles nous accusent de laisser des cheveux par terre dans la salle de bains. A voir.
Le soir, c’était l’anniversaire de Leonor, l’Espagnole. Rendez-vous sur les marches, comme d’habitude, puis ensuite petit buffet chez elle, et fin de soirée à l’Eden, avec sa terrasse panoramique avec vue sur les collines d’Umbria et son happy-hour. Avec Marie-Caroline nous avons du chanter (et écrire !) les paroles d’Une souris verte pour les Espagnols Paco, Juan, Leonor, Carlos et Barbara, qui depuis la chantent en boucle^^ Nous on se contente de hurler « que tal » toutes les 3 minutes, c’est tout ce qu’on sait dire en espagnol.
Bon, sur ce, nous allons faire un tour dans les magasins de Perugia. Rendez-vous compte que là-bas, les soldes c’est du - 60/- 70 % partout, y compris chez Fornarina et cie !! Pas de temps à perdre, donc…
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03/08/2006
Perugia, III
Dans la série « cultivons-nous sauvagement », aujourd’hui je suis allée à Assisi, à 20 km de Perugia. Encore une ville splendide. Très différente de Perugia : plus claire, plus aérée, avec des basiliques à couper le souffle à tous les coins de rue. La Basilico di San Fransisco est la plus célèbre évidemment, avec le tombeau de Saint François d’Assise. Zut, j’avais oublié que l’on ne rentrait pas les épaules nues dans les églises italiennes (bien sûr, comme il fait 30° dehors, je ne pense pas systématiquement à mon col roulé). Les carabinieri sont prévoyants, ils distribuent des foulards pour cacher tous les bouts de peau que l’on pourrait voir. A Roma il paraît qu’ils obligent les gens en short à revêtir un pantalon en plastique. Avec la chaleur qu’il fait en ce moment, ça doit être beau. Vision d’épouvante: vous êtes à Rome, et vous portez un short avec un débardeur… Ouch. Photos interdites aussi: du coup, Frère Vador (ainsi surnommé par votre serviteur car il foudroie sévèrement les contrevenants avec son stylo laser) veille au grain. Et expédie dehors manu militari le touriste qui y trouverait quelque chose à redire.
Et maintenant, 3 points intéressants :
Les cierges électriques. Jamais vu ça ! En fait il s’agit d’ampoules stylées comme une bougie, mais électriques. On met une pièce, et hop, la bougie s’allume. J’imagine que les sacristains en avaient assez de rallumer les cierges éteints tous les quatre matins et de gratter la cire fondue^^
Les avis de décès placardés sur les murs de la ville. Des grandes affiches, format un peu supérieur à un A4, sur des panneaux publicitaires qui sont spécialement destinés à cet usage: avi di funebri.
Au resto U, pour 1,70€, on a une assiette de pâtes énooooorme avec du thon, des tomates, des petits pois, des champignons et une avalanche de parmeggiano, plus un fruit. Qui dit mieux ?
Bon, je filoche, on va manger des gelati sur la piazza IV Settembere^^
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02/08/2006
Perugia, II
Erasmus c’est chouette quand même : on se fait des copains dans toute l’Europe. Heidi la Norvégienne, Tobias, Martin et Wiebke les Allemands, Mika le Finlandais, Beatriz l’Anglaise, Mirdal et Polaz de Turquie, Johanna et de Pologne, Leonor et Carlos d‘Espagne, Diego de Suède… Mais aussi Marie-Caroline de Sciences-po Paris… et Tatiana de la Sorbonne !! Le monde est si petit que cette dernière connaît Loup et Carl-Maria…
Passons aux choses sérieuses. Le test. Heidi, qui ne parle pas un mot d’italien, pense que son test sera tellement mauvais qu’on va la renvoyer chez elle^^
Expérience très frustrante. Je comprends tout ce qu’on me dit, mais suis incapable de répondre en italien. J’ai hâte d’avoir ma première leçon demain. Cette après-midi nous avons suivi une visite guidée du centre historique de Perugia, en immersion totale. J’ai quand même réussi à comprendre qu’il s’agissait d’une cité étrusque très riche et puissante en son temps, puis ensuite tiraillée entre l’influence des Empereurs de Rome et celle de l’Église. Aujourd’hui, l’Ombrie, et donc Perugia, sont connus sous le nom de Cuore Verde del Italia, le cœur vert donc. Ce qui se comprend aisément quand on observe le panorama au sommet de la ville. Au fait, Perugia est construite sur une colline… J’en connais une qui va revenir avec des mollets en acier blindé^^
Bon, sur ce, non posso più… Même pas la force de retourner sur la Piazza IV Settembere pour tester la meilleure pizzeria de la ville. On verra demain, pour ce soir, c’est pasta con pesto alla sicilianese (ricotta et noix) !!
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01/08/2006
Perugia, I
Première journée en Italie… Et déjà un premier constat : l’Italien fou qui conduit n’importe comment sur l’autostrada, ce n’est pas un mythe. Complexe de la grosse voiture + caractère macho = impossible de laisser une « gonzesse » en Clio rouler devant, et ce même si elle est déjà à 180... Ce qui n’est pas bien, je l’admets, mais bon… « à Rome, fais comme les Romains » !!
Perugia est une très belle ville. Des petites rues sinueuses, de très beaux bâtiments, des remparts, une université où le marbre est tout sauf une denrée rare, un petit côté médiéval… Très sympa. J’ai pris possession de ma chambre, qui se trouve à 5 min à pied du centre historique et de l’université. Nous sommes 5 filles dans la maison : Christina et Anita, deux Hongroises qui ne parlent que hongrois ou italien (aïe) et Marie-Caroline, une Française (ouf). Pas encore vu la cinquième colloc. Je suis seule dans ma chambre, ce qui est plutôt cool. Comme ça, le nombre de personnes qui vont se plaindre de mes soi-disant ronflements (je nie toujours) ne va pas augmenter pendant le séjour.
Demain matin, rendez-vous à 8h10 au Palazzo Gallenga pour un test d’italien, qui permettra de nous répartir en classes de niveaux. Je sens que mon « vorrei un cappuccino per favor » ne va pas être suffisant !!
Ce soir, premier repas italien : tagliatelle et pannacotta alla frutti di bosco. Premier cappuccino aussi… Sans doute pas le dernier^^
Bref, une bonne première journée. Affaire à suivre. Buenasera !
Sono molto contenta di essere qui a Perugia ! La città ha un fascino immenso…
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