23/04/2007
Magnolia forever
« Toi, là, avec le calamar sur la tête, ça te fait rire ce que je dis ? »
18:05 Publié dans Dans les salles obscures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/10/2006
Once Upon A Time in Ganymede -- Érasme, tiens-toi prêt, j'arrive
Je viens de revoir la fin de Cowboy Bebop.
Et comme la première fois, j'en ai la chair de poule. Shinichiro Watanabe n'a fait que deux anime (à ma connaissance, mais peut-être plus en fin de compte, je ne sais pas tout, loin de là), mais il a réussi deux perles. Samourai Champloo m'a collée au plafond pendant toute l'année dernière (Hagaren hors compétition, cependant), et Cowboy Bebop me démontre une fois de plus qu'il n'a pas à rougir de la comparaison. Western futuriste sur fond de jazz VS film de samouraï anachronique axé hip-hop ? Égalité, m'sieur.
Je m'étais enthousiasmée pour la fin de Samouraï Champloo, road-moviesque au possible avec deux épisodes finaux offrant un climax insoutenable (vont-ils se faire tuer tous les deux par les méchants ? Vont-ils se tuer l'un l'autre en s'affrontant enfin ? Y aura-t-il des survivants, si oui, qui, combien, où ??), mais comment oublier le final western-spaghettiesque de Cowboy Bebop ? Ah là là là, finalement ça a du bon de ne pas encore connaître d'autres erasmus people avec qui faire la fête tous les soirs : ça permet de réviser ses classiques.
Cela dit, là c'est pas tout à fait vrai : il faut en effet que j'aille me préparer pour aller chez Peter le Belge flamand, pour une petite soirée de derrière les fagots. Ouf, il était temps : je vais enfin connaître la débauche erasmusienne^^
See you, space cowboy...
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09/03/2006
Sheitan
La semaine dernière, le Dr. D. et moi-même devions aller voir les Bronzés 3. Oui, je sais ce que vous pensez tous, sachez bien que nous aussi nous avions longuement hésité. Et puis finalement, zut après tout, il faut bien se forger son opinion perso, nous sommes-nous dit ! Let’s go.
Seulement voilà, nous n’étions pas les seuls à avoir eu la même idée, et les DEUX SALLES géantes du Kinépolis de Lomme étaient complètes. Que faire ? Limités d’une part par des horaires tordues, d’autre part par le maigre intérêt des autres sorties de la semaine, il ne restait que… Sheitan. Après avoir mollement tergiversé (« ouais, mais c‘est interdit au moins de 16 ans, je vais avoir peur »), j’ai fini par suivre le Docteur.
Un peu tendue au début du film, le générique aux lettres dégoulinantes de sang, puis la phrase « Ne leur pardonnez pas car ils savent ce qu’ils sont en train de faire », me font regretter d’avoir cédé si rapidement. Je m’enfonce un peu plus dans mon fauteuil.
…
…
Et ensuite, et ensuite ? me demanderez-vous d’un air gourmand. Bah rien. Une espèce de… film (ça me fait mal de l’écrire, tiens) complètement nul, malsain, idiot, où on voit des d’jeun’s de banlieue brancher d’la meuf en boîte, rouler en caisse tunée jusqu’à un bourg de campagne paumé (non, pas Saint-Martin-sur-Ocre, je vous vois venir bande de saligauds), rencontrer un Vincent Cassel plus grotesque qu’effrayant ou même inquiétant (pantalon feu de plancher remonté jusqu’au aisselles, dentition invraisemblable avec sourire d’imbécile heureux, bref que du bonheur), et puis finir par aller se baigner en slip dans une grotte saumâtre avant que l’un d’entre eux ne se fasse arracher les yeux.
Et oui, 1h30 pour ça.
La seule question métaphysique que nous a inspiré le film fut : « tu crois que Monica Bellucci était contente de voir rentrer tous les soirs Vincent Cassel avec sa tête de crétin des Alpes ? ».
Au moins on aura bien ri.
17:40 Publié dans Dans les salles obscures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
30/06/2005
Wonderful film (oui ce titre est pourri, j'en ai conscience)
Petite note culturelle, entre deux chapitres d’instit communautaires :
REGARDEZ WONDERFUL DAYS
Ce film est splendide… Un jour je ferai sa critique d’ailleurs (ne ricanez pas, tout arrive à qui sait attendre).
Pour vous faire patienter d'ici à ce jour béni, mettez-vous sous la dent le screenshot qui m’a convaincue d’acheter le DVD (alors que je ne savais même pas de quoi ça parle, c’est vous dire)

Ca vous les coupe, hein (non Isaure, ne te sens pas obligée de mettre un post sur Rémi sans famille) ??
… Et je n’ai pas été déçue, tout le film est à la hauteur. Ah, le final lyrique et sublime… Oui bon, je vais faire la critique.
20:50 Publié dans Dans les salles obscures | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/06/2005
Sin City version bêta
Ma Meur elle dit que c'est trop long pour une critique ciné... Quoi vous en pensez ? Je veux pas envoyer n'importe quoi à Loup, j'ai une image de marque à honorer quand même^^
FRANK MILLER’S SIN CITY
Honnêtement, je suis un peu le cul entre deux chaises avec ce film… Si je vous dis que j’ai adoré, vous allez croire que je n’y suis allé que pour son caractère ultra-violent. Ce serait mal me connaître, mes chers amis, et ce serait mal juger le film en question. Oui, il est violent, très violent même. Mais ce serait vraiment dommage de le réduire à cet aspect seulement... Attention, ne le prenez pas au second degré pour autant, ce n’est pas le but. Allez-y pour les vies qui y sont narrées, qu’elles soient celles d’une grosse brute pas si épaisse que ça, d’une walkyrie pas si insensible que ça, ou d’un vieux flic pas encore si foutu que ça. Allez-y pour la photographie. Allez-y pour la scène dirigée par Tarantino (un pur délice, sans vouloir être démago). Allez-y pour les autres raisons que je vais essayer de résumer ici.
Le traitement de l’image est un pur délice. Du noir et blanc, esthétique et glaçant au possible, avec des touches de couleurs vives qui soulignent les détails et introduisent une frontière avec le réel qui rend supportables les pires horreurs commises par les personnages, Marv (Mickey Rourke) en tête. Le sang est jaune ou noir, ou blanc, le ciel est rouge, les yeux des filles sont forcément bleu acier, les femmes fatales ont les cheveux dorés ou les lèvres grenat. Toute l’essence du film tient là : il aurait pu s’agir d’une consensuelle mais banale adaptation de l‘œuvre culte de Frank Miller, il aurait pu s’agir d’un odieux film fonctionnant à l’hémoglobine uniquement, et voilà qu’on se retrouve avec une œuvre d’art, une fresque en clair-obscur, un vrai film noir où comme toujours, c’est l’amour qui édicte les règles (pas la peine de sortir vos violons, merci).
Ce qu’il y a de carrément jouissif dans la réalisation, c’est que l’on voit bien que, pour une fois, le créateur de l’œuvre n’a pas fait que vendre ses droits : il est resté présent aux côtés du Mexicain déjanté, d’un bout à l’autre du film (Brittany Murphy les comparait même au Ying et au Yang, c‘est vous dire). Voir le film sur grand écran, c’est voir le comic s’animer, voir les cases prendre vie d’une manière qui confine au mimétisme, à la photocopie pure et simple. Le résultat est troublant, et, à l’instar de certaines interrogations métaphysiques, le doute parvient à nous étreindre : qui est véritablement à l’origine ? Le comic ? Le film ??
Trois histoires sont contées : Sin City premier du nom (The Hard Goodbye pour les connaisseurs), That Yellow Bastard et The Big Fat Kill. Choix judicieux, qui permet de retrouver certains des personnages les plus emblématiques de la saga : Marv, Dwight, Gail, Hartigan, Nancy, Miho… Frank Miller se serait-il inspiré de stars de cinéma bien réelles pour imaginer sa galerie de gladiateurs et de walkyries ? Ou Robert Rodriguez a-t-il eu une veine de cocu que Clive Owen, Rosario Dawson, Benicio Del Toro and co existent ? Je m’explique : comparez n’importe quelle case du comic, et vous verrez qu’on ne pouvait décemment trouver mieux que Clive Owen pour incarner Dwight, par exemple. Du mimétisme, je vous dis.
Enfin, allez-y pour Elijah Wood. Je ne briserai pas l’effet de surprise en vous révélant pourquoi, mais croyez-moi, vous ne regarderez plus JAMAIS Le Seigneur des Anneaux de la même façon…
« Walk down the right alley in Sin City, and you can find anything ».
Pour une fois, et c’est assez rare pour le signaler, la publicité n’est pas mensongère.
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