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09/12/2006
Typicollogismes, part. 1 - Il caffè
Pas eu beaucoup le temps d'écrire ces derniers temps... Et pourtant il y a eu du neuf.
Finalement, j'ai été plus têtue qu'une vieille mule, et j'ai eu mes vacances de la Toussaint à La Gourre.
Ben oui. J'ai également fait mon premier trajet long en voiture, à savoir 10h d'affilée. Normalement j'avais tablé sur 8 pour faire Pavie-Saint Martin sur Ocre, mais le brouillard milanais m'a fait perdre 2h, à rouler à 50km/h sur autoroute. Même avec feux de brouillard + feux de route + yeux équarquillés à la « lapin mixomatosé » , on n'y voyait goutte, c'était plutôt impressionnant. Drôle d'ambiance. Si un monstre des ténèbres, type Arachnée dans Lord of the Rings, était sorti de l'ombre pour me gober, voiture comprise, je n'aurai pas été vraiment surprise.
Une petite semaine giennoise, donc. ça fait du bien. Puis un court séjour à Paris, et enfin, le chemin inverse.
Ensuite j'ai repris mes petites habitudes d'Italienne d'adoption. Caffè avec Rossella, Giulia, Luigi, Serena, Elisa, Franco, Francesca et les autres, calligraphie chinoise avec Catherine Deneuve (surnom d'Elisa, d'après la seule phrase qu'elle connaît en français), vélo, surveillance du niveau du pot de peanuts butter de Giamba, écoute abusive de Nuvole e Lenzuola, le nouveau single du groupe Negramaro, et j'en passe. J'ai enfin réussi à dresser une liste des différents types de cafés que l'on peut commander, au bar de l'université entre autres, et je vais de ce pas vous en faire profiter:
espresso : la base de tout. L'Alpha et l'Omega de la tradition caféière italienne. Être ou ne pas être un espresso.
ristretto : le piccolo-minuscule café que l'on vous sert, et dans lequel il est difficile de tremper sa tartine du petit déjeuner (© Joël D.). Et oui, ce n'est pas l'exact traduction de notre café serré national. Là, on vous sert une goutte de liquide, mais mamma mia, quelle goutte ! Vous êtes bon pour faire de la tachycardie jusqu'au soir. Très bien avant le cours chiantissime de lingua italiana, le vendredi soir. Très bien aussi sur l'autoroute, c'est toujours plus sain que le Red Bull.
macchiato : un espresso avec une mousse de lait légère et aérienne, (tremper ses lèvres dans un nuage...), comme vous ne réussirez jamais à en faire, même en vous achetant le VRAI pot à lait italien et en bousillant la pression de votre machine à espresso franco-française (ça sent le vécu). Le mardi et le mercredi, remontant essentiel de l'étudiant qui a eu cours de marketing avec Carlo Magni (mais où est-il allé pêcher que TOUS les étudiants savent programmer sur Excel en basic ??)
cappuccino : trop facile. Servi dans une grande tasse (Attention ! Pas un mug, malheureux, ce serait un crime de lèse-café).
marrochino : un petit cappuccino, servi dans une petite tasse cette fois, mais plus grande quand même que celle du macchiato (je vous avais dit que c'était tout un art), avec en prime du cacao dessus. Miam. Carburant essentiel du vendredi avec Rossella, quand Daniele "Longdan" Cologna nous a fait pleurer en parlant (et en écrivant aussi !) chinois trop vite. Peut se servir froid aussi, parait-il, mais je n'ai pas encore poussé le vice jusqu'à essayer.
latte macchiato : servi dans un verre plus ou moins grand, c'est plus ou moins un macchiato, mais la dose de lait y est supérieure au café. Un grand café au lait, en somme.
caffè freddo : café froid et sucré. Ce n'est plus vraiment la saison, mais ce que c'est bon... A Perugia on s'en envoyait des litres.
sfiziosi : uniquement disponible à Vigevano, mais ça vaut le coup, d'abord parce que la place, dessinée par Bramante, est l'une des plus belles d'Italie, mais aussi parce que le mélange espresso + chocolat chaud + cannelle + crème chantilly + granulés de chocolat est à tomber par terre^^
corretto : espresso avec grappa ou amaretto... sans commentaire. Oui, toi aussi, commande un caffè corretto (sans caffè pour les plus hardis, selon la célèbre phrase entendue dans un bistrot : "un café-calva sans café, patron !") au bar de l'université, et vas cuver en cours d'anglais après. Les blagues de John Coggan et l'accent de certains de tes collègues te sembleront moins lourds à supporter. Heureusement qu'il y a Luigi et Gabriele avec qui tuer le temps.
Voilà, pour le moment. A chaque jour son café, c’est un peu ça. et je vous ai passé sous silence les boissons non-identifiées, mais néanmoins stupéfiantes que les Italiens peuvent combiner avec un café : de la pistache, des granulés de machin, du praliné, de l'alcool de trucs... Starbucks n'a qu'à bien se tenir.
Prochain chapitre, la pasta. Ou comment les supermarchés italiens ont des rayons "féculents" démesurés.
17:05 Publié dans Dans la série "cultivons-nous sauvagement"... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








