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27/08/2006

Perugia sempre

La fin est proche, ça commence à se sentir... Plus que 4 jours de cours, la remise des diplômes, une ou plusieurs grosses fêtes... et le 31 je pars vers Pisa pour aller chercher Papa à l'aéroport et rentrer en voiture jusqu'à Paris. On commence à s'organiser : il nous reste encore

 

1.      à manger une grosse glace énorme (type Pam Pam à Juan-les-Pins pour les initiés);

 

2.      à manger une Torta all Testo (sorte de pan-bagnat local, à mi-chemin entre la pizza et les panini);

 

3.      à prendre l'apéritif sur les terrasses panoramiques de l'Eden, bar branché du centre ville;

 

4.      à aller enfin voir ce fichu puits étrusque, le seul et unique au monde parait-il;

 

5.      Faire "something crazy" avec Asia, notre colloc polonaise, avant son départ. On ne sait pas encore quoi mais on lui fait confiance, elle va trouver.

 

 

Encore beaucoup de choses depuis mon dernier billet. Jeudi soir, nous avons assisté à un superbe concert donné par des étudiants étrangers. C'était superbe, et nous y avons retrouvé Francesca, notre professora d'Esercitazioni e conversazioni, qui était venue avec la mamma.

 

 

Le Rock Castle

 

Le lendemain (ou la veille, je ne sais plus, j'ai perdu toute notion du temps), Johannes le Suédois nous a tous traînés dans un bar hard-rock des bas fonds de la ville pour rigoler. Nous avions l'obligation de venir habillés et maquillés en noir. Plutôt amusant de voir Paco et Jose-Maria avec du khôl sur les yeux. Le pire, ce fut notre ami finlandais, dont le nom malheureusement m'échappe : cheveux mi-longs tout blonds, avec un physique à la Rammstein, en noir intégralement. Eurovision bis. Et puis aussi Eugenio, qui était particulièrement dans le ton avec ses cheveux longs et ses traditionnelles bandanas. Bref. Après avoir fait un show que j'oserais qualifier de magistral avec MC, en dansant le madison sur Smoke on the Water de Deep Purple, chanté Du Hast avec Pollat et bu une vodka-orange sans orange (oui, ça existe, mais c'est pas très très bon pour redescendre les escaliers vertigineux de Perugia après), je suis rentrée faire un gros dodo.

 

 

Polish starter

 

Le lendemain (enfin avant-hier, quoi), nous sommes allés chez Lucasz, Jan et Asia pour la soirée. J'y ai bu un bol de Lambrusco (y avait plus de verre). Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le Lambrusco est un vin rouge italien pétillant. ça se boit comme de la limonade (je ne me plains pas trop du bol, donc), j'adore. Déjà en France j'en consomme pas mal quand j'en trouve, alors ici, vous pensez... On a bien rigolé, surtout avec la musique. Les Espagnols ont en effet découvert Coup de Boule (Zidane il a frappé) et Le Papa Pingouin, donc il a fallu y passer. Rollin a essayé de m'apprendre à faire des ronds de fumée avec un cigare, rien à faire, je n'y arrive pas. Il faudrait que je pratique plus, mais ça coûte cher, les cigares. Ensuite, nous avons levé le camp, parce que Lucasz a peur, passé minuit, que ses voisins appellent la police (il est coutumier du fait). Nous avons donc rejoint le Celebrate, où il y avait un Chinois complètement taré qui dansait sur les tables avec un look discutable (jetez un œil aux photos pour mieux comprendre. Je suis rentrée avec Tatiana, puis j'ai croisé Lucasz et Jan, qui m'ont accompagnée jusqu'à la maison. Sur le chemin, ils ont déraciné un panneau sens interdit et ont insisté pour le mettre dans notre cuisine en guise de cadeau. J'ai dit oui, rien qu'à l'idée de voir la tête de MC et Asia au petit déj le lendemain, ça valait le coup. Évidemment, vu la taille du panneau, on a fait un peu de bruit en le cognant partout, déjà parce que l'entrée de la maison est toute petite, ensuite parce qu'on avait un peu picolé quand même (cf le bol de Lambrusco, qui a ensuite été suivi par un cocktail russo-espagnol, merci Eugenio, à base de concombre, vodka et Seven Up). Avec tout ça, il était 3h am bien tapées, on avait quand même cours à 9h.

 

 

Le laboratoire de langue

 

La journée a été très longue... Il a d'abord fallu se farcir une heure de civilisation, puis une heure de laboratoire de langue, où nous étions, malgré le Red Bull, trop fatigués et allegri pour répondre correctement. Du coup on ne disait que la fin des formes verbales, ce qui nous a bien fait rire quand on a su que la prof pouvait ré-entendre les bandes de nos enregistrements. Comme j'avais oublié d'enlever mon casque pour dire "Va fa enculo" à Tatiana, j'espère qu'elle n'était pas justement en train d'écouter mes exercices.

 

 

C'est alors qu'il me faut faire un point explicatif. Non, je ne passe pas mes journées à proférer des insultes innommables. C'est juste que c'est le seul gros mot qu'on connaît tous en italien, et, de plus, dans une langue étrangère, il perd tout son pouvoir. C'est comme fuck en anglais, tout le monde le dit à tout bout de champs, c'est pas du tout pareil que si on ponctuait toutes nos phrases en France avec en**** (non, là, je ne peux pas, quand même).

 

(Maman, si tu veux imprimer cette feuille pour la montrer à mes grands-parents, prière de m'envoyer un mail avant pour que j'efface cette digression, sinon je vais perdre mon image de marque dans la famille^^)

 

 

Bevagna

 

L'après-midi nous avons pris le car pour aller à Bevagna, l'un des "più belli borghi d'Italia", aka plus beaux villages d'Italie. Nous avions un guide super sympa, Marco, et un chauffeur de bus également fort sympathique, qui nous a laissé lire son Corriere dell'Umbria parce qu'on y parlait de Chirac en première page. Il a tenu à nous expliquer que dans cette affaire d'envoi de soldats français au Liban, notre président était ridicule, dans la mesure où il voulait absolument en envoyer plus que l'Italie. Toujours ces vieilles histoires de "qui a la plus grosse" (armée, voiture, etc.).

 

 

Malgré la fatigue, c'était très agréable. Nous avons terminé par un aperitivo médiéval, Bevagna étant très fière de son héritage étrusco-médiévalo-romain (d'où des thermes, des arcs et une fabrique de papier médiévale). Avec Merdol (de Turquie), on a bien rigolé quand on a trouvé une salle de bain ultra moderne où ne manquait qu'un jacuzzi au fond de la maison traditionnelle médiévale. Tatiana et moi avons sifflé tout le vin aux herbes qu'il y avait, c'était vachement bon. Du coup, pendant le trajet du retour on a dormi. Ce soir-là, je me suis couchée à 20h30, ça ne m'était plus arrivé depuis le CM1, je crois.

 

18/08/2006

Perugia, V : IL PALLIO DI SIENNA

La minigonna

L'Italie c'est vraiment marrant comme pays : si vous portez une minijupe, the world is your oyster. Je m'explique : vous attendez -en vain- pour traverser hors d'un passage piéton ? Le port de la minijupe vous assure l'arrêt courtois du premier mâle italien qui passera en voiture. (attention, ça marche nettement moins bien si c'est une italienne au volant, va avoir pourquoi). Vous cherchez votre chemin ? Minijupe. Vous faites la queue dans un magasin et tout le monde vous passe devant sans se préoccuper de savoir si vous étiez là avant ? Minijupe, et le vendeur se fera une joie de s'occuper de vous. Vous êtes perdue ? Minijupe, et là, non seulement on vous explique le chemin en détails, mais en plus on se détourne de son chemin pour vous accompagner. De nouveaux horizons, j'vous dis.

 

Sur le papier, ça semble simple, evidamente, mais dans la réalité, il faut aussi se farcir les klaxons, les sifflets, les regards un peu trop appuyés et les remarques du macho de base du type "ma che bella, come ti chiami ?" etc. Ah, l'Italie.

 

Depuis mon dernier billet, pleins de nouvelles choses : un dîner international, entre Erasmus, avec tortillas espagnoles, vodka polonaise, scones anglais, dessert allemand non identifié, etc. La France a su tenir sa réputation en faisant des crêpes, et en les faisant sauter svp. Succès assuré !

 

Il Pallio di Sienna

Ensuite, mercredi 16 août, nous (ie Tatiana, Marie-Caroline, Paco, Jose-Maria, Eugenio (un Russe mais qui en fait est espagnol), Rollin, Tobias et moi) sommes allés à Sienna pour voir le fameux Pallio. Arrivés à 9h30am, nous avons mis en place des "tours de garde" pour garder nos places jusqu'au soir 19h (départ de la course). Je suis allée visiter le Duomo, c'est splendide. Rollin, qui fait des études d'art (sculpture, costumes de théâtre, etc) à Firenze, n'a pas trop aimé. Moi si, par contre, j'ai trouvé cette église absolument renversante. Figurez-vous un immense dôme, immaculé, et surtout un clocher en pierres blanches et noires, alternées de façon à faire des rayures qui forme un contraste esthétiquement très très réussi. Les arcs à l'intérieur de la nef suivent le même modèle. Le narthex est renversant, encadré sur les côtés par des rangées de sculptures représentant des Saints, et la coupole du Dôme est peinte en trompe l'œil, avec des milliers d'étoiles sur fond de ciel bleu. L'alliance des rayures noires et blanches avec les dorures, le bleu... C'est à couper le souffle. Ensuite, nous avons pris notre tour de garde, la Piazza del Campo commençait à se remplir.

 

Le Pallio est en réalité le nom de l'étendard remporté à la fin de la course. Chaque année il est dessiné par un artiste différent, et la contrada qui l'emporte l'exhibe fièrement dans son quartier jusqu'à l'année suivante. La Pallio, la corsa dell'anima (la course de l'âme), rassemble des jockeys issus des 17 contrade (quartier, district) de la ville. Chacun a un animal pour emblème : la Tortue, l'Oie, le Dragon, L'Éléphant... que l'on retrouve partout, sur les murs et les magasins du quartier. Chacun a sa propre devise, ses propres couleurs, ses ennemis désignés, etc. Vers 15h, chaque contrada se réunit dans son église pour la bénédiction du cheval et du jockey, qui vont ensuite parader fièrement dans les rues. Inutile de préciser que les bagarres de rues entres membres des différentes contrade est plus que fréquent... A partir de 16h, la place est fermée, il est interdit de circuler sur la piste qui l'entoure. Un gros camion citerne passe pour l'arroser et fixer un peu la poussière, et en profite pour arroser généreusement les spectateurs qui en redemandent, vu la chaleur ! Les gros boudins, matelas en mousse and co placés le long de la piste et surtout à chaque tournant laissent présager de la violence de la course...

 

Nous sommes placés dans le coin le plus dangereux de la course, celui où les chevaux ont toutes les chances (si je puis m'exprimer ainsi) de se vautrer. A 16h30 commence le défilé : chaque contrada parade en costume médiéval, effectue un petit show, type majorette mais plus viril, avec son drapeau. Comme il y en a 17, ça occupe pour un bout de temps.
Ensuite, les propriétaires des chevaux font le tour de la piste à pied (ça porte chance) et là, les choses sérieuses commencent. Il s'agit maintenant de faire s'aligner les chevaux dans un ordre rigoureux, déterminé par tirage au sort, sur la ligne de départ. Cela peut durer des heures, car si une patte ou une oreille dépasse, on recommence tout ! Il règne sur la place un silence impressionnant, quasi religieux, tout le monde étant suspendu aux lèvres du "speaker", jusqu'à ce qu'il lance le départ. Cette année, il fut particulièrement rapide, puisqu'il n'eut lieu qu'avec 40 min de retard (une telle rapidité, c'est aussi miraculeux qu'exceptionnel, d'après les Siennois présents). Une année, m'a-t-on dit, il a mêmefallu reporter la course au lendemain !

 

Un, deux faux départ, une chute, tout le monde râle, mais l'attente fait partie du jeu, et au moment où personne n'y croit plus, ils s'élancent ! Trois tours de piste à fond les manettes, les jockeys à cru (ben oui, avec une selle ça serait vraiment trop facile) surexcités se bousculant, se donnant des coups dès qu'ils le peuvent et hurlant pour faire accélérer au maximum leurs chevaux, eux aussi surexcités. Sur la place, c'est l'hystérie. Tout le monde hurle, agite son foulard, en profite pour taper/marcher/ sur son voisin de la contrada adverse, etc. Trois tours seulement, en moins de deux minutes, c'est fini... La contrada qui remporte la course déborde alors sur la piste, porte le jockey en triomphe, pleure, se roule dans la poussière (ça porte chance, ça aussi ?) et emporte SON Pallio vers le Duomo, puis dans les rues pour faire la fête toute la nuit.

 

Waou. Court, mais intense. Retour à la casa ensuite, chacun avec son petit foulard. Le mien, c'est celui de la Contrada dell Dragone, dont la valeur clef est l'Ardeur, et la devise "The ardor in my heart becomes flame in my mouth" (désolée, mon guide sur le Pallio est en anglais). Tout un programme^^

 

L'olio di oliva

Hier, visite d'une petite entreprise qui produit de l'huile d'olive. Petite visite, puis dégustation de bruschette : du pain grillé, frotté avec un peu d'ail, du sel, et arrosé largement d'huile d'olive. Là, surprise : personne n'aurait pensé qu'une huile d'olive pouvait être aussi forte en goût, aussi fruitée et tout ! Incroyable. L'huile d'olive, c'est toute une institution ici : elle a ses propres sommeliers, et son "guide Michelin". C'est l'œnologie locale, bref. Ai appris un nouveau mot : ubriaca. En gros, ça veut dire bourrée comme un coing, saoûl quoi. Comment l'ai-je su ? Ben, une certaine M.-C. B. a un peu trop goûté le vino della casa^^ Chut, ne dites pas que je vous l'ai dit !

 

Voilà, pour l'instant c'est tout (c'est déjà pas mal, remarquez). Ce soir, Pollat nous fait un dîner turc. En attendant, il faut que je bosse un peu, moi. A presto !

11/08/2006

Photos !!

ça y est, voici les premières photos de mon mois à Perugia. C'est à gauche, dans la colonne. J'espère que ça vous plaira ! Dans peu de temps, patience, je vous apporte en exclusivité des photos de la Chapelle des Crânes (c'est pas son vrai nom, mais comme ça tout le monde voit de quoi je parle).

08/08/2006

Perugia, IV

Martedì 8 Agosto (et ouais, ça y est je suis bilingue. ça vous les coupe, hein?)

 

Je suis en train de prendre du retard dans ce « diary », mais aussi il faut dire que j’ai eu des journées très remplies : vendredi un petit tour au Lago Trasimeno. On a failli se baigner mais c’était un peu trop cracra et pleins de moustique d’eau o.O Le soir, nous sommes retournés à Assisi pour essayer une petite trattoria. Ils avaient une torte ricotta e noce ma foi fort sympathique… Le lendemain, debout 5h00 pour aller à Roma avec Marie-Caroline, Tatiana et Tobias. Nous sommes allés au Vatican, il y avait au bas mot trois heures de queue pour entrer dans la Basilica di San Pietro. Alors qu’on se demandait si c’était raisonnable de tenter le coup, parce qu’on voulait faire pleins d’autres choses dans la journée, on a vu Tobias aller parler avec un Garde Suisse (en allemand donc, mais avec un salut autrichien, il lui aurait dit « Grussgot » ?), et là, miracle, il nous a ouvert les portes de la basilique devant tout le monde !!! Avec Marie-Caroline et Tatiana on se demandait ce qu’il se passait… En fait il nous a expliqué qu’à l’intérieur de la basilique il y a un cimetière allemand, où seuls les Allemands ont le droit de rentrer. A fortiori s’ils ont de la famille enterrée là, comme c’était le cas pour Tobias… On n’en revenait pas. Le cimetière était très mignon, tout calme à deux pas de l’effervescence touristique la place, c’était très agréable. Et après, hop! l’air de rien nous sommes entrés dans la Basilique, passant ainsi allégrement devant plusieurs centaines de personnes qui elles, faisait la queue depuis des heures sous un soleil de plomb… La claaaaaaaaaasse^^

 

La suite fut classique, mais toujours aussi merveilleuse : Piazza di Navona, Fontana di Trevi, Piazza di Spagnola, le Panthéon avec sa coupole à ciel ouvert (il pleut donc à l’intérieur de l’église, mais il y a un système d’évacuation de l’eau très sophistiqué, c’est marrant) et puis les petites rues de Rome, avec leur charme si agréable malgré l’afflux de touristes.

 

Si vous allez un jour à Roma, faites donc un détour par L’Eglise Santa Maria della Concezione, ça vaut vraiment le coup d’œil. Il s’agit d’un chapelle entièrement décorée et tapissée… avec les ossements de 4000 frères capucins. Crânes, squelettes entiers, vertèbres, os du bassin… Il font des décors muraux avec, et de loin, les vertèbres ressemblent à des fleurs séchées, les omoplates à des papillons, etc. Carrément morbide, mais vraiment insolite. Je vous scannerai les cartes postales dès que j’en aurai l’occasion pour que vous vous fassiez une idée.

 

Nous sommes rentrés à Perugia vers 00h30, et le lendemain matin, grasse matinée. Puis, un peu d’italien, et ballade dans la ville. Le soir il y avait un concert gratuit : les Quatre Saisons de Vivaldi, confrontées à celles d’Astor Piazolla. Un bon programme, et surtout un filon à retenir : nous avons déjà retenu les dates d’une soirée dédiée au Tango et au Fado, et une à Mozart et Rossini. Le tout dans une superbe salle aux plafonds peints, avec vitraux et tout. Le pied, quoi.

 

Lundi, 3h de cours de grammaire (il faut ce qu’il faut), puis après le resto U (la mensa) avec Martin et Lucasz, nous sommes rentrées travailler alla casa. Premier conflit avec les Hongroises : elles nous accusent de laisser des cheveux par terre dans la salle de bains. A voir.

 

Le soir, c’était l’anniversaire de Leonor, l’Espagnole. Rendez-vous sur les marches, comme d’habitude, puis ensuite petit buffet chez elle, et fin de soirée à l’Eden, avec sa terrasse panoramique avec vue sur les collines d’Umbria et son happy-hour. Avec Marie-Caroline nous avons du chanter (et écrire !) les paroles d’Une souris verte pour les Espagnols Paco, Juan, Leonor, Carlos et Barbara, qui depuis la chantent en boucle^^ Nous on se contente de hurler « que tal » toutes les 3 minutes, c’est tout ce qu’on sait dire en espagnol.

 

Bon, sur ce, nous allons faire un tour dans les magasins de Perugia. Rendez-vous compte que là-bas, les soldes c’est du - 60/- 70 % partout, y compris chez Fornarina et cie !! Pas de temps à perdre, donc…

 

 

03/08/2006

Perugia, III

Dans la série « cultivons-nous sauvagement », aujourd’hui je suis allée à Assisi, à 20 km de Perugia. Encore une ville splendide. Très différente de Perugia : plus claire, plus aérée, avec des basiliques à couper le souffle à tous les coins de rue. La Basilico di San Fransisco est la plus célèbre évidemment, avec le tombeau de Saint François d’Assise. Zut, j’avais oublié que l’on ne rentrait pas les épaules nues dans les églises italiennes (bien sûr, comme il fait 30° dehors, je ne pense pas systématiquement à mon col roulé). Les carabinieri sont prévoyants, ils distribuent des foulards pour cacher tous les bouts de peau que l’on pourrait voir. A Roma il paraît qu’ils obligent les gens en short à revêtir un pantalon en plastique. Avec la chaleur qu’il fait en ce moment, ça doit être beau. Vision d’épouvante: vous êtes à Rome, et vous portez un short avec un débardeur… Ouch. Photos interdites aussi: du coup, Frère Vador (ainsi surnommé par votre serviteur car il foudroie sévèrement les contrevenants avec son stylo laser) veille au grain. Et expédie dehors manu militari le touriste qui y trouverait quelque chose à redire.

 

Et maintenant, 3 points intéressants :

Les cierges électriques. Jamais vu ça ! En fait il s’agit d’ampoules stylées comme une bougie, mais électriques. On met une pièce, et hop, la bougie s’allume. J’imagine que les sacristains en avaient assez de rallumer les cierges éteints tous les quatre matins et de gratter la cire fondue^^

Les avis de décès placardés sur les murs de la ville. Des grandes affiches, format un peu supérieur à un A4, sur des panneaux publicitaires qui sont spécialement destinés à cet usage: avi di funebri.

Au resto U, pour 1,70€, on a une assiette de pâtes énooooorme avec du thon, des tomates, des petits pois, des champignons et une avalanche de parmeggiano, plus un fruit. Qui dit mieux ?

 

Bon, je filoche, on va manger des gelati sur la piazza IV Settembere^^

02/08/2006

Perugia, II

Erasmus c’est chouette quand même : on se fait des copains dans toute l’Europe. Heidi la Norvégienne, Tobias, Martin et Wiebke les Allemands, Mika le Finlandais, Beatriz l’Anglaise, Mirdal et Polaz de Turquie, Johanna et de Pologne, Leonor et Carlos d‘Espagne, Diego de Suède… Mais aussi Marie-Caroline de Sciences-po Paris… et Tatiana de la Sorbonne !! Le monde est si petit que cette dernière connaît Loup et Carl-Maria…

 

Passons aux choses sérieuses. Le test. Heidi, qui ne parle pas un mot d’italien, pense que son test sera tellement mauvais qu’on va la renvoyer chez elle^^

 

Expérience très frustrante. Je comprends tout ce qu’on me dit, mais suis incapable de répondre en italien. J’ai hâte d’avoir ma première leçon demain. Cette après-midi nous avons suivi une visite guidée du centre historique de Perugia, en immersion totale. J’ai quand même réussi à comprendre qu’il s’agissait d’une cité étrusque très riche et puissante en son temps, puis ensuite tiraillée entre l’influence des Empereurs de Rome et celle de l’Église. Aujourd’hui, l’Ombrie, et donc Perugia, sont connus sous le nom de Cuore Verde del Italia, le cœur vert donc. Ce qui se comprend aisément quand on observe le panorama au sommet de la ville. Au fait, Perugia est construite sur une colline… J’en connais une qui va revenir avec des mollets en acier blindé^^

 

Bon, sur ce, non posso più… Même pas la force de retourner sur la Piazza IV Settembere pour tester la meilleure pizzeria de la ville. On verra demain, pour ce soir, c’est pasta con pesto alla sicilianese (ricotta et noix) !!

01/08/2006

Perugia, I

Première journée en Italie… Et déjà un premier constat : l’Italien fou qui conduit n’importe comment sur l’autostrada, ce n’est pas un mythe. Complexe de la grosse voiture + caractère macho = impossible de laisser une « gonzesse » en Clio rouler devant, et ce même si elle est déjà à 180... Ce qui n’est pas bien, je l’admets, mais bon… « à Rome, fais comme les Romains » !!

 

Perugia est une très belle ville. Des petites rues sinueuses, de très beaux bâtiments, des remparts, une université où le marbre est tout sauf une denrée rare, un petit côté médiéval… Très sympa. J’ai pris possession de ma chambre, qui se trouve à 5 min à pied du centre historique et de l’université. Nous sommes 5 filles dans la maison : Christina et Anita, deux Hongroises qui ne parlent que hongrois ou italien (aïe) et Marie-Caroline, une Française (ouf). Pas encore vu la cinquième colloc. Je suis seule dans ma chambre, ce qui est plutôt cool. Comme ça, le nombre de personnes qui vont se plaindre de mes soi-disant ronflements (je nie toujours) ne va pas augmenter pendant le séjour.

 

Demain matin, rendez-vous à 8h10 au Palazzo Gallenga pour un test d’italien, qui permettra de nous répartir en classes de niveaux. Je sens que mon « vorrei un cappuccino per favor » ne va pas être suffisant !!

 

Ce soir, premier repas italien : tagliatelle et pannacotta alla frutti di bosco. Premier cappuccino aussi… Sans doute pas le dernier^^

 

Bref, une bonne première journée. Affaire à suivre. Buenasera !

 

Sono molto contenta di essere qui a Perugia ! La città ha un fascino immenso…

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